Le rideau est tombé sur la première journée de L1 dans sa version 2009/2010. Et que celui qui n'attendait pas avec impatience le retour de ce bon vieux championnat de France me jette la première pierre. Parce que les finales de coupe des confédérations Brésil-USA, les trophées des champions Bordeaux-Guingamp et les barrages d'Europa League Lille-Sevojno ne constituent pas exactement les affiches d'une intersaison rêvée.
Pour autant, une fois les trois coups frappés, que retenir du premier acte ? En Ligue 1 (comme d'ailleurs en Ligue 2), une certaine idée de la continuité régit la compétition : les formations surfent sur leur spleen comme sur leur euphorie, malgré les deux mois et demi qui les séparent de la fin du dernier exercice.
Dans l'antichambre de l'élite, citons Metz, qui n'avançait plus en mai dernier et qui occupe déjà la dernière place après un revers cinglant à Vannes 3-

En mai dernier, Lens était sans doute devenu le premier champion de Ligue 2 de toute l'histoire à achever son parcours par trois défaites lors des trois dernieres journées. Le club artésien continue de tirer la langue : non pas qu'une débâcle chez le champion soit déshonorante en soi. Mais la qualité de jeu, infiniment faible, affichée par les hommes de Gervais Martel, inquiète. Attention, un parcours en mode FC Nantes (descente en 2007, remontée en 2008, redescente en 2009), n'est pas à exclure.
Surtout que
La touffeur estivale n'a pas altéré non plus les aspirations conquérantes de Bordeaux et Marseille, deux équipes qui s'évertuent à écrire la grande Histoire avant la petite : Ce millésime girondin signe un douzième succès consécutif (série en cours) en championnat, record absolu (devant Lille 1948 avec 11 unités). Marseille
Enfin, le hasard du calendrier proposera des duels entre Nancy et Monaco, Nice et Rennes, ainsi que Sochaux et Bordeaux, lors de la deuxième journée. Soit six équipes victorieuses. Mais également entre Boulogne et Grenoble, Lens et Auxerre, puis Toulouse et Saint-Etienne, soit six équipes scotchées à zéro point. Conclusion : les 90 prochaines minutes confirmeront les forts dans leurs certitudes et les faibles dans leurs angoisses.
Continuité, tel est donc le maître mot de cette première saillie. Logique, au regard des effets statistiques d'un mercato que certains qualifiaient pourtant "d'exception". Seuls 14% des buts ont été inscrits par des recrues (4 sur 27), ce qui met en relief les 150 millions dépensés par les vingt clubs pour se renforcer.
Sur ces quatre nouveaux héros, un seul a marqué son but à l'extérieur : le Lyonnais Lisandro Lopez. Un seul n'est pas attaquant : le montpelliérain Emir Spahic. Un seul n'a pas été acheté à l'étranger : le Valenciennois Mamadou Samassa, en provenance de Marseille.
Ismael Bangoura, l'ancien buteur Dynamo Kiev, importé pour onze millions d'euros dans le but de régaler le public rennais, obtient donc l'Oscar temporaire du vrai pari réussi. Olivier Monterrubio, fraîchement arrivé à Lorient, aura tout fait pour figurer sur ce tableau d'honneur : mais ni ses deux passes décisives, ni le but contre son camp, ne lui permettent d'y accéder.
Y a pas de justice...
Cédric D.
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